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Rencontre avec Maissouille, l’un des piliers du frenchcore

Rencontre avec Maissouille, l’un des piliers du frenchcore

Avec ses 20 ans de carrière, Maissouille a mis son nom en haut de l’affiche de nombreux événements hardcore. Artiste éminent du label Audiogenic et boss du label Hardcore France, le français s’est distingué avec un style frenchcore hybride qui comporte du tribe et qui s’inspire de nombreux films. Le festival Elektric Park début septembre a été l’occasion de faire sa rencontre

LOFI: En France tu es un pionnier du frenchcore, qu’on considère comme du hardcore en un peu moins sombre et avec plus de mélodies. Ta musique avec plein de références de films (Harry Potter, Star Wars, Breaking Bad, etc.). Compte-tu sortir prochainement des sons comme ça ?

C’est de plus en plus compliqué maintenant avec les robots détecteurs sur Youtube. Si on prend une parole d’un film, c’est capté direct à moins de pitcher, couper ou bricoler. Mais je continue, en recomposant d’une autre manière, avec d’autres notes pour passer sous les radars. Comme dans le dernier morceau Infected Nightmare qui est dans la musique de 28 Jours Plus Tard.

 

LOFI: Faire de la musique en 2019 du coup ça fait aussi partie de ça, passer sous les algorithmes Youtube ?

Oui mais ça va permettre aux vrais artistes d’exploser, et les charlatans ne vont pas pouvoir y arriver ahaha.

LOFI: Tu as fait de nombreuses collabs avec Radium, Vandal des mecs à fond dans le mouvement des free ! On peut espérer un collab avec des gars comme ça à l’avenir ou alors plutôt de nouveaux artistes ?

Carrément, je fais aussi des sons avec des nouveaux comme Vortek’s ou bien des hollandais ou D-Frek. Je suis ouvert à tout du moment que c’est de la bonne musique !

LOFI: Tu as connu un grand succès avec l’album et la tournée Born to rave avec Audiogenic. On sait que des dj’s comme Le Bask se lancent dans l’organisation de festivals: peut-on imaginer ça pour toi ?

C’est ce qu’on est entrain de faire avec Hardcore France, un label qu’on a développé. On a obtenu notre licence et on fait des soirées en co-production et aussi des véritables concerts en salle. Mais on a un projet de festival, un peu comme Chronicle mais en Normandie !

 

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LOFI: Le hardcore se developpe de plus en plus. Y’a-t-il des endroits dans le monde où tu as été surpris de l’ampleur du mouvement ?

Au Japon j’ai été surpris. C’est incroyable, on retrouve même pas ça en France. En Colombie aussi, où je suis plus connu qu’ici, je sais pas pourquoi ahaha. Ils adorent le frenchore, hardcore, hardtek, raggatek. ça explose en Amérique du Sud et on y retourne au mois de novembre. Et bien sûr la Hollande où c’est très lourd.

LOFI: De manière générale on dit que les Pays-Bas est LE pays du hardcore, c’est là où il y a énormément de gros festivals comme Dominator, Defqon 1, etc. Quelle différence tu vois entre le public français et hollandais ?

Oui carrément, c’est pas du tout le même public. Là-bas c’est tellement ancré dans les moeurs que c’est normal d’aller en festival hardcore avec sa famille. Il y a moins d’ambiance, ils sont plus froids mais super respectueux. En France ça finit toujours en bordel ahaha. Mais c’est le meilleur public du monde les français ! D’ailleurs les dj’s hollandais le disent. Ils sont trop heureux de venir mixer ici car l’ambiance est unique.

LOFI: Pour finir: on a l’habitude de demander une chanson qui est ton péché mignon, une que tu écoutes mais dont tu as un peu honte (Selena Gomez, Céline Dion…)

Ahaha oui avec ma copine le son de Lady Gaga qui est sorti dans son film avec Bradley Cooper A Star Is Born. Full support Lady Gaga !

Un grand merci à Maisouille d’avoir répondu à nos questions et à toute l’équipe du festival Elektric Park d’avoir rendu cet échange possible ! Rendez-vous en septembre 2020 pour leur 11ème édition.

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