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Club memories par Obsimo : belle nostalgie quand tu nous tiens

Club memories par Obsimo : belle nostalgie quand tu nous tiens

Oui, les clubs, les concerts, les festivals, le dance-floor nous manquent. L’artiste Obsimo nous le rappelle avec beauté et un poignant clip et single « Club Memories ». Une nouvelle signature artistique qui nous accroche particulièrement accompagnée d’une interview avec le duo composé d’Andrei au son et Antonin à l’image.

Plaisirs lointains réalisés en 3D

Le clip, réalisé par le youtubeur Atom, nous fait merveilleusement voyager dans les méandres de l’électro. Dans une ambiance feutrée, aux couleurs néon, un personnage qui semble avoir perdu l’étincelle de vie. On y retrouve des clichés de chemins de club, entrée, dancefloor, coulisses. L’appel des spots lumières qui nous au combien nous étions heureux de déambuler dans ces univers si particuliers et intenses.

Dans Club Memories, les mannequins scintillent tout en étant perdus sur le sens du contact qui semble oublié aujourd’hui. Boules à facettes, lunettes du futur, on imagine l’avenir avec une perception floue. Sur fond électro dansant et une voix mélancolique aux échos infinis, leur techno pop fige notre temps. Nous en retenons un terme fort « Together », où le partage joyeux, festif et chaleureux des concerts nous manque incontestablement.

En conclusion, Club Memories nous est facilement agréable à écouter en boucle pour sa douceur pop nostalgique et son fond techno entraînant. Résultat : un morceau accessible et compréhensible à tous, pour tous les amoureux de musique électronique, sans prétention.

Quelle évolution en 3 ans ? Interview.

© Atemos film

LOFI | Obsimo, comment s’est faite cette alliance entre vous ?

Antonin : J’ai une association qui organise des événements sur Bordeaux (La Jimonière). On a commencé par programmer Obsimo à nos soirées (qui était alors un projet solo) et on est vite devenu ami.

Andreï : Notre alliance à vraiment démarré quand Antonin a réalisé un clip sur mon morceau « Faceless ». Suite à ça il m’a vite accompagné sur les concerts en tant que VJ. Depuis on continue le projet ensemble !

Obsimo a une signification d’ailleurs ?

Andrei : Obsimo est un mélange de « Obsidienne » qui est une roche volcanique et Siriusmo un artiste que j’aimais beaucoup lorsque j’ai commencé à faire de la musique électronique. Le but était d’avoir un nom référençable sur internet, créer un mot qui n’existe pas.

Antonin : Andreï est le roi du marketing il pense à tout !

En trois ans, que s’est-il passé pour vous ?

Andrei : Beaucoup de choses ! Sorties des l’EPs « Lucide », « Obsidienne », « Addiction ». Mais aussi plein de concerts dans des villes différentes, même une mini-tournée en Pologne. Les dates les plus marquantes resteront celles avec Rone, French 79, Molecule et Thylacine. De nombreuses rencontres humaines et artistiques…

Antonin : On a été sélectionné pour jouer aux Inouïs du Printemps de Bourges en 2019. J’en garde vraiment un super souvenir de pouvoir se produire dans ce festival mythique. On y était tous les deux en 2016 avant que le projet démarre, je trouve ce genre de coïncidence marrante. On a également eu la chance de faire partie de la sélection du BPM conteste 2020, qui est aussi un bon tremplin.

Et votre carrière d’artistes, comment vous avez vécu le confinement ?

Antonin : Pour moi le confinement était plutôt difficile, c’était un peu une période de deuil et d’acceptation de toutes les dates annulées. Surtout que je me charge aussi du booking donc des heures de travail perdues. Sinon je garde quand même un bon souvenir des DJ/VJ set hebdomadaire qui nous a permis de garder un rythme et un contact sur les réseaux.

Andrei : De mon côté c’était plutôt le contraire sur cette période du confinement. Je l’ai bien vécu et j’ai réussi à être créatif et composer de nouveaux morceaux malgré la frustration de ne pas pouvoir faire des concerts. Pour des anecdotes on en a pas mal. Des coupures de courant sur scène, des bus en retard avant un concert, partager du champagne avec Rone. Faire un after avec French 79, dépanner un pied de synthé à Molécule…

© Louis Derigon

Comment travaillez-vous ensemble un peu, techniquement ?

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Andrei : Au début le processus est un peu solitaire. Je compose beaucoup, dès que je commence à être contents d’un ou plusieurs morceaux je partage ça à Antonin. Ensuite on fait un tri, certains morceaux sortent du lot et un thème se dessine.

Votre vision de l’avenir ?

Antonin : Même si dernièrement il est difficile de rester positif dans la culture. Le rêve serait de pouvoir vivre de ce projet artistique et d’avoir une longévité sur plusieurs années, plusieurs albums avec un public fidèle.

Antonin : On aime bien choisir des thèmes pour chaque EP. On créé un nouvel univers à partir de cette thématique. Le but est d’avoir une histoire cohérente entre les différents morceaux que ce soit au niveau des clips ou du live.

Andrei : C’est ça, malheureusement on n’est pas assez stable financièrement pour pouvoir se focus uniquement sur Obsimo. On a tous les deux des activités parallèles. Pour l’avenir, si les concerts pouvaient reprendre « comme à l’époque » ça serait déjà pas mal !

Merci à eux pour cette entrevue. Vous pouvez vous procurer Club Memories ici.

A retenir aussi, un mix inédit d’Obsimo avait été réalisé pour LOFI également :

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