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Du jazz alternatif à l’électro à quatre, voici l’époustouflant Cheap House

Du jazz alternatif à l’électro à quatre, voici l’époustouflant Cheap House

Rencontre avec les 4 membres et artistes du groupe Cheap House. Tout sauf cheap, au contraire, nous faisons face à un projet artistique qui prend aux tripes. Leur EP Mélanine arrive dans les bacs, entre house colorée, délicieusement texturée et techno flamboyante et déchirante, nous restons forts attendris sur la suite. Voici un entretien riche, prenant et engagé. Cheap House est définitivement une des pépites du moment à s’arracher.

Dans cet EP très varié, on divague dans une ambiance feutrée, colorée. Il nous vient une aventure céleste sur les pas d’animations à la japonaise pour leur côté pop, léger et à la fois intense. Ragequit quant à lui, impose son ton fort, puissant, comme un avertissement sur l’avenir de la musique. La création ne soit absolument pas être mise à mal, c’est un processus unique d’expression de soi, du monde. Une langue universelle qui encourage, réchauffe les coeurs, nous aide à nous épanouir.

Impressionnés par cet EP qu’est Mélanine, pour ses atmosphères si différentes mais toutes aussi impactantes. On voyage immédiatement, sur des airs à la Thylacine. On a donc posé nos mots avec eux. Voici un entretien qu’on a rarement si bien dégusté des yeux.

Définition et origines du quatuor tout sauf cheap

LOFI | Enchanté Cheap House, d’où vient votre nom ?

Paul Schwartz (Cheap House) : Salut ! C’est une drôle d’histoire. Quelques mois avant la création du groupe, Nils et Matthieu (synthés / Batterie) ont eu l’idée un peu délirante de faire de la house sur des vélos, avec leurs instruments montés dessus. Donc quelque chose d’hyper cheap, avec du bric et du broc. Un peu plus tard on a répété à plusieurs avec d’autres gens du Collectif Omezis, toujours avec cette idée de faire de la house cheap, mais sans les vélos. Au début on disait ça, on fait de la cheap house, et c’est resté, même si on ne fait plus vraiment ni de la house pure ni du cheap aujourd’hui !

Parcours, rencontres, la formation à 4

Nos parcours, alors, alors. On est tous passés par le conservatoire de Strasbourg, Théo et Matt en jazz, Nils et moi en jazz et en classique. Mais on ne s’est pas rencontré là-bas en fait. C’est vraiment à travers Omezis que nos destins se sont liés haha.
A la sortie du Conservatoire, Matt a (co)fondé le label Omezis parce qu’il ne trouvait aucun label qui correspondait à l’idée d’un jazz libre, ouvert sur tout, en France. On s’est tous progressivement greffés à cette structure. Soit en signant dessus, soit en participant aux événements du label. Puis on a tous plus ou moins évolué ensemble ou en parallèle. Entre les jam sessions, les groupes qui gravitaient les uns autour des autres, toujours sur Strasbourg. En vivant, jusqu’à ce qu’on crée le Collectif Omezis. Et, dans la foulée, sorti de ce brassage artistique, Cheap House était né.

On a des personnalités très différentes mais on a tout de suite senti qu’on était complémentaires. Il y a toujours eu une forme d’équilibre, de plus en plus maîtrisé au fil du temps.

On pourrait dire que Matt est un bouillonnement d’idées, Théo une force
tranquille, Nils un électron libre. Et moi un manager ultrasensible mais c’est limité comme description (rires)

© Bartosch Salmanski

Nos influences sont très variées. Pour Cheap House, on a commencé à créer quelque chose en écho à la nouvelle scène électro / jazz de Londres (Comet Is Coming, Yusef Kamaal…). Aujourd’hui on s’inspire plutôt de producteurs techno comme Jon Hopkins, Boris Brechja, Rebotini, ou d’électro plus tranquille comme Weval.

Transition entre Omezis, label de production jazz alternatif à Cheap House

J’en ai déjà parlé plus haut, mais Omezis a démarré comme label de production de jazz alternatif. Avec, entre autres, les groupes ITJ et Acousmatics. Quand on a créé le collectif début 2018, on s’est détaché du travail de production. Et on a plus développé l’aspect événementiel et les échanges artistiques. Ça a ouvert des portes, conduisant notamment les musiciens des groupes précités à jouer ensemble. Pour finalement arriver à la création de Cheap House : Matt et Théo viennent d’ITJ, et Nils et moi d’Acousmatics.
Aujourd’hui on a relancé le label, qui coexiste et sert le collectif constitué d’une vingtaine de musicien.ne.s et artistes visuels (graphistes, scénographes, photographes…).

Omezis est un terrain de jeu, un laboratoire qui permet d’expérimenter collectivement, et de partager ces expériences en live ou en prod (ou les deux). On a tous et toutes des cultures différentes, pas forcément centrées sur les jazz. Même s’ils sont importants pour beaucoup d’entre nous. Mais on se retrouve à travers l’amour de la musique live et collective, et un désir de création libre et inconditionnelle. Si on est fauché, on se débrouillera toujours pour faire les choses, on s’entraide. On se prête du matos, on trouve des solutions. Si on a besoin de tel ou tel instrument pour une prod ou un groupe éphémère, on sait qui appeler etc. La rémunération n’est pas le premier sujet comme c’est souvent le cas dans le milieu jazz.

Omezis Festival – Source : Omezis Facebook

Ici c’est la création qui prime, le mouvement artistique, le vivant.

On organise des soirées de concerts, un festival, des sessions studio, des sessions d’écoute, des rencontres… Il y a une dizaine de sorties dans les cartons du label en finalisation. Et le collectif est voué à grandir avec de jeunes artistes. Musicien.ne.s ou non qui veulent s’épanouir dans cette vision libertaire de l’art.

Travailler à 4 en électro, comment Cheap House fonctionne

C’est vrai que, pour en arriver là, il y a eu des challenges, un paquet. On s’est lancé en 2018 dans l’exploration d’une musique qu’on ne connaissait que très peu. Avec nos instruments, notre curiosité, notre force créatrice collective et nos bagages d’improvisateurs. Il a fallu beaucoup travailler sur notre manière de concevoir nos instruments, et progressivement repenser notre façon de composer, de produire de la musique.

Dernièrement, depuis la Covid, on a fait un gros taf pour la créa en studio pour réussir à obtenir un son qui se rapproche de prods techno. Travail qu’on a transposé sur le live à travers des résidences en salle. Ceci, pour arriver à un résultat dont on est vraiment fier et qu’on a très hâte de pouvoir partager avec une foule démasquée. Ce qu’on fait aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les débuts.

Source : Cheap House Facebook

Rituels, productions, tips ?

Pour créer, on travaille de manière collégiale. C’est-à-dire qu’on apporte des idées, on les lance entre nous. On joue, on improvise et puis progressivement, à force d’impros et de réécoutes et d’impros, on structure. On écoute beaucoup de musique pendant nos phases de création aussi. Cela donne des repères et des idées, ça dirige. Mais on n’a pas spécialement de rituels, c’est un processus assez spontané, alternant phases de jeu intenses et phases de réflexion, d’écoute.

Entre la première version d’un morceau et le résultat en studio, il y a beaucoup de choses qui peuvent changer. Parce que l’étape du studio est encore un autre processus de création, il y naît encore beaucoup d’idées. On enregistre une « base live », où on joue le morceau tous ensemble de A à Z. Après on l’enrichit, on texture, on ajoute des interventions, on double des parties… C’est très excitant parce que tout est possible. On ne passe que par des instruments ou des objets, jamais par des sons numériques, un
peu comme des sound designers, des bruitistes… Il y a beaucoup de subtilité et de profondeur à produire un morceau de cette manière.

Un résultat électro au travers d’un mélange d’instruments “traditionnels” : pari fou ?

Voilà oui, juste parce que c’est possible, et que l’idée nous est passée par la tête. Simplement ça. On a découvert la scène de Londres, où le Broken Beat et la house prenaient un tour instrumental avec Black Focus, premier et unique album de Yusef Kamaal. Et puis Cabaret Contemporain en France, MEUTE en Allemagne… On trouvait ça impressionnant et ça nous ambiançait à fond, alors on a voulu tester.

Source : Cheap House Facebook

Un attachement au live, un amour pour la création, la musique, musique, et musique

Londres, Berlin, Paris. Vos moments forts pour ces lieux ayant des scènes variées et intenses ?

Londres et le jazz, une teinte forte pour Cheap House

La scène jazz de Londres poussée il y a quelques années par Jazz Re:freshed et Brownswood Records nous a presque façonné ces quatre dernières années. Cette scène représente un idéal pour Omezis. Les londoniens, avec notamment l’icône Shabakah Hutchings, ont tué le game du jazz à l’international. Ceci, en s’imposant comme des références avec une musique éclectique. Mais aussi puissante et brutale parfois, qui s’écoute debout, qui se danse – se transe, radicalement ancrée dans l’instant présent.

Une musique jugée simpliste par ceux pour qui la musique doit être complexe (dite savante) pour être honorable. Une musique jugée putassière par ceux pour qui le jazz (au singulier cette fois) ne doit pas toucher les masses s’il veut conserver sa « grandeur ». Mais une musique vraie, sincère, sensible, enragée, révolutionnaire ou simplement tendre, apaisante, est toujours libératrice. Des artistes qui sur scène se sentent libres et un public qui peut, enfin debout, les suivre dans leur énergie ! L’explosion de la scène jazz de Londres est sans aucun doute le plus gros changement de paradigme que nous ayons rencontré dans la musique ces dernières années. Un changement qui commence à toucher la France, mais il y a encore du travail pour que le(s) jazz(s) n’y soi(en)t plus considéré(s) comme un monde à part, un monde docile et calme, intellectuel, immobile.
Alors que peu de choses sont plus vivaces que l’improvisation et le jazz.

Paris et son électro

Paris a une scène très variée et forte, qu’on ne connaît pas assez. Mais c’est là que s’assemblent des artistes tels que Cabaret Contemporain, Magnetic Ensemble, deux références en techno instrumentale pour nous. Nous travaillons d’ailleurs avec l’ingénieur du son de Cabaret Contemporain, Pierre Favrez, pour toutes nos productions studio.

Et puis récemment, on a découvert Jazztronics, un collectif de producteurs et musiciens qui explore la house et d’autres styles d’electro mixés au jazz et au hip hop, d’une manière assez proche d’Omezis. On y retrouve notamment Monomite, le beatmaker des géants du rap français Alpha Wann et Jazzy Bazz, avec qui nous avons sympathisé récemment via un autre projet (Emile Londonien).

“Berlin, bouillonnement nocturne”

A Berlin c’est le bouillonnement nocturne qui nous anime et l’histoire qui lui est liée. Cette effervescence lors de la chute du mur, l’aspect libérateur et révolutionnaire du monde de la nuit est marqué dans l’écorce de cette ville.

C’est inspirant, ça donne du courage aussi, de se dire qu’on ne fait jamais ça pour rien. De se rappeler ce que ça peut apporter aux gens, ce qu’on peut leur apporter. De se rappeler que la danse et la nuit sont des espaces nécessaires aujourd’hui. Dans nos sociétés, pour continuer d’avancer, d’espérer, de créer, de penser, de transformer.

Et puis il y a MEUTE, aussi, énorme référence pour leur son électro obtenu à partir d’instruments acoustiques. Assister à un concert de MEUTE, ça remet les idées en place en terme d’exigence sonique. Et enfin, il y a tant de producteurs techno et deep house de Berlin qu’on ne saurait lequel citer.

Concerts à l’Est de la France, Printemps de Bourges mais aussi au Ment Festival en Slovénie. Sensations, ascension, scène étrangère et française.

Si Cheap House a commencé à jouer à Strasbourg en septembre 2018, il y a un concert qui nous a particulièrement marqué. Le 8 décembre au festival Paye Ton Noël. Franchement, on ne s’attendait à rien. On était simplement heureux d’aller jouer et c’était un peu speed d’ailleurs. Mais il s’est passé un truc spécial ce soir-là. L’équipe organisatrice (Pelpass) en parle encore, et on s’est dit : « là, on tient quelque chose d’unique, il faut qu’on y aille à fond ».

Cheap House au FIMU © Jean-Luc Demesy

Ensuite il y a eu le FIMU à Belfort en juin 2019, ça, c’était un défi. En quelques mois d’existence à peine, on se retrouvait à devoir jouer devant 10 000 personnes. Avec sur les épaules la confiance du directeur du deuxième plus gros festival du coin après les Eurockéennes, Matthieu Spiegel.

L’expérience était nouvelle, forcément déroutante, impressionnante, mais magique.

Cela nous a permis de signer avec une boîte de booking / prod live et d’être intégrés dans la foulée à l’Opération Iceberg; Un programme d’accompagnement artistique Franco-Suisse chapeauté par les Eurocks.

Grâce à cette nouvelle équipe, on a pu organiser cette fameuse tournée hivernale avec un passage frénétique au Ment festival à Ljubjana (avec deux heures de sommeil et onze heures de route dans les pattes). Mais aussi deux concerts secrets, intimistes et inoubliables à Lausanne… C’est toujours intéressant de voir des artistes d’autres pays (je parle du Ment), d’autres cultures, dans un pays étranger.

Ment Festival © Urska Boljkovac

“Il y a un ressenti différent lié au contexte, la langue et l’environnement nous sont étrangers”

Alors on aborde la musique avec un autre regard aussi. On sent que quelque chose est fondamentalement
différent, mais quoi ? Je pense que ça dépend aussi beaucoup des qualités sociales du public. Au Ment, c’étaient des pros venus de partout (qui étaient quand même bien chauds pour un public de pros). A Lausanne c’étaient des jeunes artistes de tous bords venus dans un caveau pour danser. Au FIMU c’était une foule immense et hétéroclite…

Enfin une chose ne change pas : c’est toujours un bonheur de jouer devant un public qui te découvre pour la première fois.

Pour le printemps de Bourges, comme nous étions soutenus par l’Espace Django, une salle à Strasbourg, on a pu bien préparer les auditions régionales. Il commençait à y avoir des enjeux entre ça et le Ment (qui est un grand rendez-vous professionnel dans l’Est). Quand la nouvelle de la sélection nationale est tombée, on était en pleine soirée Omezis. On devait jouer avec un projet éphémère, on était hyper tendu. Après ça nous a détendu tout en nous donnant la rage au ventre, une belle rage, un truc positif… On devait entrer en résidence avec Arnaud Rebotini en Suisse. A Lausanne justement, dix jours plus tard.

Source : Cheap House Facebook
“Et puis le Covid. Ou la Covid, comme tu veux”

S’en suit le retrait de notre bookeuse, et puis la signature avec Wart Music (booker de Jeanne Added, Meute, Rebotini…). Ensuite l’enregistrement du premier EP, la semaine à Bourges pour la finale des Inouïs en septembre 2020. On s’est donné à fond, et c’était un challenge là aussi, cette finale. Car il fallait jouer un set de 25 minutes. Nos morceaux font tous plus ou moins 10 minutes en live. Cela peut monter à 15 facilement. Tu vois le topo.
Mais c’était d’enfer et on a eu de très bons retours. Même si l’expérience était particulière (un parterre de professionnel.le.s assis.e.s dans une salle gigantesque remplie au quart).

Enfin, globalement c’était fulgurant. On n’a pas vu le temps passer, presque deux ans et demi déjà. Tout ce chemin parcouru. C’est vertigineux, quand on s’y replonge. Et ce n’est pas fini, loin de là.

L’EP Mélanine : électro intense et puissante

Fièvre musicale dans vos lives et productions, Ragequit en est le meilleur exemple. Des messages concernant la crise que l’on vit ?

Oui, Ragequit illustre vraiment la rage qui nous anime. Tu parles de fièvre, et c’est vrai que sur scène, on transpire jusqu’aux os la plupart du temps. Et le public avec nous.

On essaie de communiquer cette rage de vivre, de chercher toujours la liberté d’être, partout, contre tout ce qui tente de nous faire asseoir, de nous immobiliser ou de nous entraver.

On ne peut pas concevoir le live autrement que par ce déferlement d’énergies salvatrices. Parce qu’on pense que l’expression de la rage, qu’elle soit composée d’amour, de colère, d’épuisement, d’espoir, elle sauve. Ce déchaînement, il sauve la vie. Et il y a peu de lieux aujourd’hui, où il peut se déployer. Les concerts (debouts), sont de ces lieux rares, et la nuit avant tout.

Les clips : un jeu de textures dynamique, qui s’en occupe ?

C’est moi qui m’en charge (Paul, saxophone) mais on y réfléchit tous ensemble. Particulièrement avec Matthieu (batteur) qui est aussi le graphiste d’Omezis et de Cheap House.

C’est un aspect important de la création, qu’on veut développer à l’avenir en live. C’est tout un univers à construire. A la base on tournait autour de la figure d’un robot, mais on est passé depuis l’été dernier sur une imagerie plus abstraite. Dont le corps est constitué de flou et de bruit. Avec, sur nos derniers visuels, des lignes très dynamiques, des perspectives très fortes. On part d’images très concrètes, des immeubles, des rues, des structures urbaines variées. Parfois des gens, et on les démolit, on les déconstruit, jusqu’à obtenir des formes et des textures abruptes et déstabilisantes. Avec des motifs qui se répètent et reconstituent des espaces différents.

C’est un peu comme ça qu’on voit la musique qu’on joue : faire de la techno instrumentale revient à déconstruire le parcours des musiques électroniques pour y appliquer nos propres couleurs. Nos espaces, nos visions et nos instincts d’instrumentistes et d’improvisateurs.

Ce type d’images intrigue et laisse l’imagination et la pensée de chacun(e) prendre le relais, plutôt que de proposer un discours idéalement rédigé. C’est une imagerie de l’instinct qui, en tant qu’artistes, nous alimente.

“Alors que dire de cette crise ? On n’a malheureusement pas le choix d’attendre”

Juste attendre, ou d’entrer en rébellion et ouvrir les salles malgré tout. Mais c’est un risque car le virus est réellement dangereux et ce n’est pas un complot de notre aivs. Même si peut-être que des gens complotent autour de lui. Il y a des décisions qui
n’ont pas de sens, certaines sont même révoltantes. Et on peut les contester, c’est à ça que servent les réseaux, les fédérations, les syndicats . On y prend part à notre échelle avec Omezis. Mais nous laisser envahir par la colère ne peut que nous frustrer. Puisqu’on n’a plus nulle part où l’exprimer à part les falaises et le vent. Pour ceux qui les ont.

Toutes celles et ceux qui le peuvent s’accrochent, continuent de créer, de prévoir, d’imaginer la suite. De donner, d’échanger, de recevoir, de marcher. Il faut tout faire pour aider et défendre les personnes qui ne peuvent s’accrocher à rien.

Il faut essayer de dégager le meilleur de cette situation et s’efforcer de développer l’entraide et la solidarité entre les personnes et les communautés. De créer des communautés, des collectifs, ou au moins de les imaginer pour après.

Quand on sera libéré de nos entraves, ou quand on s’en libérera parce qu’on préférera vivre pleinement et prendre le risque plutôt que de vivre à moitié, la culture explosera. Justement parce que les liens se resserreront d’un coup, après toute cette distanciation. On est convaincu qu’il y aura une explosion des créations artistiques et des initiatives collectives dues notamment à leur accumulation pendant tout ce temps de blocage.

Productions et lives à venir pour Cheap House

Le premier EP enregistré l’été dernier sortira courant mars en vinyle et CD entre Omezis et un tout nouveau label français. Nous allons aussi nous pencher sur une série de remix autour de ce disque avec le concours d’artistes rencontré.e.s sur le chemin en 2020.
Actuellement nous travaillons sur le deuxième EP que nous enregistrerons au printemps, toujours avec Pierre Favrez (Cabaret Contemporain).

Des clips aussi, bien sûr, des reportages, et des vidéos live sont prévus. Ça c’est pour la prod.

Du côté du live, plusieurs résidences sont programmées dont, enfin, la résidence avec Arnaud Rebotini à Lausanne dans le cadre de l’Opération Iceberg. Elle aurait dû avoir lieu le jour du 1er confinement en 2020. Nous avons finalement pu l’organiser du 21 au 23 février prochain, presqu’un an plus tard. Et puis la reprise des concerts, on l’espère ! Déjà plusieurs dates sont prévues en juin et en juillet, les choses commencent à bouger, même si personne ne sait exactement à quoi s’attendre. Il faut continuer. Il y a mille projets dans nos têtes.

Cheap House, c’est : Matthieu Drago à la batterie et au graphisme, Théo Tritsch à la basse et aux effets, Paul Schwartz au saxophone et effets et enfin Nils Boyny aux synthétiseurs.

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