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Focus sur l’artiste Mydgar : une aventure qui s’annonce déjà mythique

Focus sur l’artiste Mydgar : une aventure qui s’annonce déjà mythique

Et si vous condensiez le meilleur de la puissance techno avec la beauté onirique que peut démontrer la house, l’electronica et l’envoûtante downtempo ? Mydgar fait partie de ces artistes qui apparaissent à des moments fatidiques. Malgré la crise, ce producteur apparaît comme un salut envers encore une fois, sur ce que peut offrir majestueusement la musique électronique. Partez à la découverte de Mydgar, pour une musique à faire battre des ailes, un véritable envol vers des paysages sonores et imaginaires fabuleux. Sous les influences originelles et mythiques de Daft Punk ou bien encore Fatboy Slim.

De l’electronica à la pop downtempo et aux fortes intonations techno, darkwave, synthwave, les productions de Mydgar sont riches et pleines d’histoires. L’artiste se plonge dans les univers sci-fi des années 80 et à l’utilisation de synthétiseurs rétro, pour concevoir ses propres mondes imaginaires et fantastiques. Un mélange de films, jeux vidéos, d’émotions intimes et personnelles qui se juxtaposent avec brio sur des sentiments liés à la beauté et dangerosité de notre planète et société.

Mydgar n’a pas de frontières et refuse d’être rangé dans une case

Après Vertigo, avant-première de son futur album qui sortira fin avril, nous en profitons pour interviewer cet artiste récent et sortant du lot. Notre attention est à son comble, tant Mydgar réussit à nous fasciner pour l’intensité de ses productions, très progressive, nous immergeant dans les profondeurs de son âme d’artiste, passionné et riche en émotions et fantaisie à partager.

LOFI | Salut Mydgar, pourquoi as-tu choisi ce nom si ce n’est pas indiscret ?

Mydgar : ce nom vient du jeu vidéo Final Fantasy VII, un jeu qui m’a profondément marqué étant plus jeune. Je voyais mes frères y jouer puis j’ai pu prendre la manette quelques années plus tard. Ce fut une claque à tous les niveaux : gameplay, scénario et surtout musique. Je trouvais ça cool d’avoir cette référence à quelque chose qui pour moi a été assez puissant dans mon enfance.

Pour des questions de référencement et pour ne pas toucher au nom original (“Midgar”) j’ai mis un “y” à la place, tout simplement.

Quelle est ton histoire avec la musique, puis musique électronique, tes premiers contacts avec ?

J’ai grandi dans une famille où on a toujours écouté beaucoup de musique. Mes parents adoraient des groupes comme Pink Floyd, The Police, The Beatles, Led Zeppelin ou encore Queen. J’ai donc eu très tôt cet attrait pour la musique.
Puis, mes grands frères ont commencé à acheter ce qu’on appelait des “CD 2 titres” de dance dans les années 90’. C’est comme ça que j’ai découvert la musique électronique. Je me suis donc pris la claque des premiers albums des Daft Punk que j’entendais en boucle à la maison (je crois que mes parents aimaient bien aussi haha!). Puis de toute la french-touch qui s’en est suivie, jusqu’aux premières sorties du label Ed Banger (Justice, Dj Medhi, Sebastian, Mr Oizo etc). Un de mes grands frères est dj depuis presque 20 ans maintenant. C’est aussi lui qui m’a ouvert à la musique électronique. A une culture plus “club” et techno, cette fois-ci avec des artistes underground anglais ou allemand.

Puis, vers 12 ans, j’ai commencé à apprendre le piano de manière autodidacte. C’était le début des tutos sur YouTube !

Concernant la musique il y en avait très peu mais on en trouvait quand même si on fouillait bien. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi ça me tenait autant à coeur d’apprendre à jouer du piano (ce n’était pas un piano mais un petit synthé tout pourri en passant, j’avoue). A force de persévérance et d’apprendre plein de morceaux, mes doigts ont commencé à se “délier” et j’ai pu dès lors commencer à jouer ce que je voulais d’oreille.

En 2012, un ami m’a fait découvrir le logiciel de musique Ableton Live, la révolution

Je pouvais désormais faire un morceau en ayant le contrôle sur tous les instruments.

Après des tonnes de tuto, d’articles, de discussions, d’échecs, de remises en question et de destruction d’ordinateurs, j’arrivais – de manière plus ou moins bonne – à finir un morceau.

Quelques années plus tard, je m’associais à mon frère et un ami saxophoniste pour lancer le projet Mozaïk (FR)

C’est un projet orienté afro-house/melodic-techno où je suis uniquement producteur et mon frère dj. On signe sur de super labels et nos tracks marchent plutôt bien, c’est cool ! En parallèle, je lançais aussi mon projet solo “Mydgar”, avec lequel je reviens aujourd’hui avec ce premier album. 

Qu’est-ce que la musique t’apporte ? Son écoute, sa production ?

La musique m’apporte énormément d’émotions : de la motivation, de la force, de la joie, de la
nostalgie, de la tristesse; je vois aussi beaucoup d’images quand j’écoute de la musique (d’où mon envie de faire des clips je pense également). C’est assez incroyable l’effet que la musique a sur moi !

Concernant la production, je suis à la recherche de ces mêmes émotions… Il faut que la musique me fasse un “truc”, qu’elle me raconte une histoire et m’amène des images.

Tes influences sont très diversifiées, chez LOFI on adore. Des artistes ou morceaux qui t’ont
beaucoup marqué que tu pourrais nous citer ?

Question compliquée car j’écoute et j’adore plein de choses différentes, de genres différents. Mais si on reste sur la musique électronique, je dirais toute la vague french touch (Daft Punk, Justice, Air ou encore Dj Medhi). Ainsi que d’autres producteurs comme Fatboy Slim, Board Of Canada ou Massive Attack. En plus récent, j’aime beaucoup des producteurs comme Moderat, Bicep, Lorn, Weval, Rival Consoles, Four Tet. Jon Hopkins ou encore Innellea (pour le côté plus club). J’aime beaucoup Woodkid pour le mélange épique/orchestral/Indus’/ aussi (je pense à lui car c’est le dernier vinyle que j’ai choppé).

Si tu avais pu produire un morceau d’un artiste, ce serait qui ?

Je crois que c’est impossible d’en donner qu’un seul. Du coup j’en donne deux (même si je pourrais en donner largement plus (rires).
Ce sont des classiques mais ils me procurent toujours autant d’émotions :

(ce sample de violons me reste tellement dans la tête)
(ce solo de guitare électrique au milieu….)
Un film dont tu adores la BO ?

Tous les films dont la BO a été réalisée par Hans Zimmer ou Ennio Morricone.

Quels sont tes moments, lieux, conditions favoris pour écouter du son et pour produire ?

Pour écouter du son : concerts, festivals, petit vinyle à la maison en prenant l’apéro. En faisant du sport.
Produire du son : après un film, après un concert et en rentrant de soirée un peu éméché.

Comment as-tu réalisé ton clip ? Des anecdotes sur le pitch, la réalisation ? Quels ont été les
challenges et les plaisirs ?

Depuis le début, j’avais cette idée de clip tournant autour d’une danseuse. C’était les images que je voyais sur ce morceau. Pour le reste, j’ai fait totalement confiance à mes potes réalisatrices Chloé Mazuel et Eleonore Bianchi. Elles ont fait un super taff, je suis super content de la façon dont s’est déroulé le clip. De manière générale, toute l’équipe (réal, danseuse, cameramen, photographes) était au top.

Je ne te cache pas qu’on était super stressé par rapport à la météo (pluie annoncée). Jusqu’à 2 jours avant on ne savait pas si le clip allait pouvoir se réaliser. Mais finalement le peu de pluie qu’il y a eu apporte un truc super cool visuellement et rend le clip encore plus puissant !

C’est la crise. Mais tu fais partie de ceux qui ne veulent pas pour autant en démordre.
Quelles sont tes raisons, motivations ?

C’est mon métier, ma passion et ma façon d’échapper aux soucis du quotidien. Pour moi, la musique est d’autant plus nécessaire aujourd’hui avec la crise que nous traversons.

Arturia - Jun-6 V - Jun-6 V
Le juno-60 de chez Arturia
Quels sont tes joujous en ce moment en production ?

En ce moment, je suis à fond sur l’émulation du mythique juno-60 de chez Arturia. C’est super simple d’utilisation et les sons sont magnifiques ! Je m’éclate en associant ce VST avec mon Korg Minilogue.

Si tu pouvais jouer sur scène, là, où tu veux, ce serait/seraient où ?

Sur la Lune ou sur Mars (cette réponse sera peut-être valable dans quelques années (rires)).

Qu’espères-tu à l’avenir, pour notre culture ?

Comme beaucoup de gens – à la fois dans le métier mais aussi extérieur – j’attends avec impatience la réouverture de toutes les salles de concerts, des bars, boîtes de nuit etc. La culture est tellement importante et précieuse que j’espère qu’elle sera encore plus valorisée après la crise que nous traversons.

Des projets dont tu voudrais nous parler ?

Je prépare actuellement un live pour présenter l’album au public. J’ai super hâte ! 🙂

Suivez l’actualité de l’artiste, ici.

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